alta: Le plan de financement mis en place semble cohérent et bien construit. Les différentes sources mobilisées (apport en fonds propres, dette senior, OEA et crédit vendeur) permettent à la holding de financer l’opération sans difficulté majeure dans les premières années. La capacité d’autofinancement est suffisante pour faire face aux charges, au remboursement de la dette, ainsi qu’au versement des dividendes. Cependant, un point d’attention important apparaît en N+5 : la trésorerie devient fortement négative à cause du rachat massif des titres. Cela représente un risque financier qu’il faudrait anticiper, par exemple en échelonnant cette charge sur plusieurs années. Par ailleurs, l’intégration fiscale entre la mère et la filiale apporte un avantage non négligeable, grâce à l’économie d’impôt qu’elle permet, ce qui renforce un peu plus la solidité du montage. white sands: Compte tenu des dividendes versés par la fille nous observons une trésorerie de la fille excédentaire sur toute la période d’observation et une trésorerie de la mère insuffisante sur les quatre premières années. Nous pouvons donc envisager un complément de dividende versé par la fille ; ce qui aura pour effet de réduire la trésorerie du groupe à hauteur des dividendes versés par la fille aux minoritaires, c’est-à-dire à monsieur PHOENIX. 3 La cible a été valorisée à hauteur de l’actualisation des flux et donc conformément au plan de financement. Cette méthode d’évaluation est adaptée à un contexte de « Leverage Buy Out »(LBO) ; l’objectif étant en effet la maximisation de la création de valeur actionnariale les nouveaux actionnaires sont donc disposés à payer le titre de propriété au regard de leurs gains futurs tant en revenu qu’en capital. Nous remarquons que le poids du management dans le capital de la holding s’amplifiera par la conversion des obligations en actions. À la constitution de la société DENVER le management détient 40 % (400 / 1000) du capital ; à la date conversion le management prend le contrôle exclusif avec 70 % (1 400 / 2 000) du capital, il s’agit bien ici d’un « Leverage Management Buy Out » (LMBO)