FONCTION CONTRÔLE DE GESTION ET RSE * Le développement durable Le développement durable est un mode de développement. Il répond aux besoins du présent sans compromettre ceux des générations futures. Cette définition provient du rapport Brundtland (1987). Il repose sur trois piliers indissociables : économique, social et environnemental. * Les Objectifs de Développement Durable (ODD – ONU) Les ODD sont 17 objectifs fixés par l’ONU. Ils sont intégrés dans l’Agenda 2030, adopté en 2015. Ils comportent 169 cibles communes à tous les pays. Ils servent de référence internationale pour les politiques publiques et les entreprises. *Définition de la RSE La RSE est la déclinaison du développement durable à l’échelle de l’entreprise. Elle correspond à la contribution des entreprises aux ODD. Elle consiste à intégrer les enjeux économiques, sociaux, environnementaux et éthiques dans les activités. La RSE repose sur une base volontaire, mais peut devenir juridiquement obligatoire. *La norme ISO 26000 La norme ISO 26000 est le cadre de référence international de la RSE. Elle définit 7 principes fondamentaux, dont la transparence, la redevabilité et l’éthique. Elle repose sur 7 questions centrales, déclinées en domaines d’actions. Elle sert de guide, et non de norme certifiable. * Les parties prenantes Les parties prenantes sont tous les acteurs pouvant influencer ou être influencés par l’entreprise. Elles incluent les salariés, clients, fournisseurs, État, ONG, médias, concurrents. La RSE vise à répondre à leurs attentes. Ce concept est issu des travaux d’Edward Freeman. * Les principes fondamentaux de la RSE La RSE repose sur : la redevabilité : assumer les impacts de ses activités la transparence : fournir une information claire le comportement éthique le respect de la loi le respect des normes internationales le respect des droits de l’Homme * La démarche RSE La RSE est une démarche propre à chaque entreprise. Elle doit être intégrée à la stratégie et au cœur de métier. Elle repose sur l’engagement fort de la direction. C’est une démarche de progrès continu, et non une action ponctuelle. * Les étapes de la démarche RSE On commence par identifier les enjeux sociaux et environnementaux. On réalise un diagnostic RSE. On construit une stratégie et un plan d’actions RSE. On communique et on améliore en continu. La matrice de matérialité permet de hiérarchiser les enjeux. * Le pilotage de la RSE par les indicateurs La RSE se pilote à l’aide d’indicateurs fiables. On distingue : les indicateurs de mesure (niveau d’impact) les indicateurs de performance (impact rapporté à une activité) les indicateurs de progrès (évolution dans le temps) Ces indicateurs doivent être aussi rigoureux que les données financières. * Types d’indicateurs RSE Les indicateurs peuvent être : économiques : chiffre d’affaires, résultat environnementaux : émissions de CO2, déchets sociaux et humains : effectifs, compétences, conditions de travail Ils servent à suivre les moyens, les résultats et la performance globale. *Impact de la RSE sur le contrôle de gestion La RSE transforme les missions du contrôle de gestion. Elle fait émerger un contrôle de gestion environnemental. Le contrôleur doit fiabiliser des données extra-financières. Il doit anticiper les risques futurs et accompagner les décisions stratégiques. *Nouveaux rôles du contrôleur de gestion Le contrôleur peut devenir : vérificateur CO2 business partner de la stratégie verte traducteur euro-carbone acteur du changement interne Il relie performance financière et performance extra-financière.